LYCEE SAINT LOUIS

Lycée des Métiers de la Biologie et de la Chimie

 

Rencontre avec Ali Bader

 

 

 

Jeudi 26 novembre, en partenariat avec l'association Lettres du Monde, le lycée Saint Louis a eu le privilège d'accueillir Ali Bader, écrivain d'origine irakienne, résidant en Belgique depuis trois ans.

 

 

Ce romancier, qui compte déjà 12 ouvrages à son actif, publie cette année en France, aux éditions du Seuil, son premier roman, écrit en 2002 :  Papa Sartre .

 Grâce à leurs professeures de français, Mme Gaillard et Mme Pit, les élèves de 1 BIOC et de 1 SPCL ont pu étudier en classe de larges extraits de cet ouvrage, avant d'en rencontrer l'auteur au CDI.

 Dans un premier temps, les élèves de Mme Pit (1 SPCL) ont interprété devant Ali Bader des passages dialogués de son roman, choisis parmi les plus croustillants.

 

 

 

Ensuite, des élèves de Mme Gaillard (1 BIOC) ont présenté une auto-interview fictive, sur le mode satirique et loufoque propre à l'auteur.

 

Après ces mises en bouches savoureuses, Ali Bader s'est prêté de bonne grâce aux questions de l'auditoire qui lui ont permis de retracer les grandes étapes de son parcours et d'évoquer les thèmes principaux de son œuvre.

 A l'âge de cinq ans, Ali Bader voit son père pleurer parce qu'il n'a pas réussi à écrire un seul livre.

 C'est pour lui le début, encore inconscient, de sa vocation : écrire pour réaliser le rêve que son père n'a pu accomplir.

 L'action de  Papa Sartre  se situe dans la ville de Bagdad, à la fin des années 50.

 Ali Bader y montre une société cosmopolite, où les mélanges culturels et religieux se font dans l'harmonie et la tolérance réciproque ; une société où l'influence des intellectuels occidentaux, Français notamment, est grande.

 Une ville dont l'atmosphère n'a rien à voir avec celle d'aujourd'hui, et où Agatha Christie a vécu pendant une dizaine d'années !

 Chassé d'Irak pour des raisons politiques, Ali Bader a évoqué devant les élèves ses années d'exil.

Un exil qui n'est pas pour lui synonyme de tristesse, mais de liberté, et qui lui permet, depuis l'Europe, de poursuivre le combat contre la dictature, le despotisme et l'islamisme qui ravagent son pays, comme pratiquement tous ceux du Moyen-Orient.

Ali Bader considère que les Européens ne sont pas suffisamment conscients de la chance qu'ils ont de vivre en démocratie et qu'ils devraient davantage défendre leur système politique fondé sur la tolérance, l'égalité entre les hommes et les femmes, le désir de justice sociale.

Interrogé sur la récente vague d'attentats, il fustige avec virulence le néolibéralisme qui a détruit la cohésion de notre tissu social en multipliant les pauvres et les exclus, les « ghettos » en banlieue.

Il dénonce aussi les relations troubles de nos hommes politiques avec des pays (Arabie Saoudite, Qatar...) dont les rapports avec les groupes terroristes lui paraissent ambigus.

Ali Bader termine son intervention par un espoir : celui que l'amélioration de la société des pays arabo-musulmans vienne par les femmes de ces pays, enfin libérées du poids de l'obscurantisme religieux.

 Un des thèmes de son prochain roman à paraître :  La mécréante

 

  • Pour l'organisation de cette rencontre, le lycée a bénéficié d'un financement du Conseil Régional d'Aquitaine.

  • Ci-dessous un lien vers un article qu'Ali Bader a fait paraître dans Le Monde du 19 juillet 2014 : Adieu Bagdad la cosmopolite.

 

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